7 avril 2008
Le premier jour des cours de langue fût assez mémorable. Nous avons tout d’abord eu droit à une petite cérémonie d’ouverture typiquement japonaise. Nous étions une dizaine de personnes dans une salle, dont seulement trois étudiants. Nous avons alors eu droit à un petit discours de bienvenue, en japonais bien sûr, auquel nous n’avons rien compris ! Heureusement que la traductrice nous a répété le discours en anglais par la suite. La matinée s’est poursuivie avec un test que j’ai laissé à moitié vide et un petit entretien auquel j’ai peiné à répondre aux questions (en japonais bien sûr). C’est là que j’ai commencé regretter de ne pas avoir autant avancé dans le bouquin de japonais que Clément-san et surtout Grégory-san.
L’après-midi, nous nous sommes rendus, avec Yoshida-san et la traductrice, dans l’énorme bâtiment administratif de la préfecture d’Ishikawa, pour nous entretenir avec le directeur du tourisme de la préfecture. Aux vues de la petite cérémonie de la matinée, nous nous attendions à quelque chose d’encore plus officiel. Nous étions cependant loin d’imaginer ce qui allait se passer… Nous sommes arrivés dans une salle de conférence avec une longue table sur laquelle étaient posés deux petits drapeaux suisse et japonais entrecroisés. Nous avons ensuite remarqué le caméraman qui se promenait dans le couloir sans oser penser que c’était pour nous qu’il était là ! Mais oui c’était bien pour trois petits ingénieurs suisses que la chaîne nationale NHK s’était déplacée ! En plus de Grégory-san, Clément-san et moi, il y avait au final 10 japonais dans cette salle. Après un petit discours de bienvenue du directeur, nous nous sommes présentés un par un en japonais, exercice pour le moins ardu… On nous a ensuite remis une bourse d’environ 50'000 yens (environ 500 CHF) de la part de la préfecture, ce qui était plutôt une bonne surprise. Après les remerciements d’usage (merci Grégory-san pour la lecture du texte…), il y eu une petite séance de questions. Nous qui pensions à quelque chose de plus décontracté, avec éventuellement des petits fours, nous avons dû déchanter. Nous sommes restés encore face à face à cette grande table pour parler de la pluie et du beau temps en Suisse et au Japon… Avant de partir je me suis encore prêté au jeu des questions-réponses devant la caméra. Heureusement que j’ai pu répondre en anglais, sinon j’aurais eu de la peine à sortir quelque chose…
Comme la caméra n’était pas là pour rien, nous sommes passés le jour d’après sur la chaîne régionale de NHK (heureusement ils ont pas mis mon interview). Nous avons également eu droit à deux articles dans les journaux locaux (Ishikawa c’est quand même 1.2 millions d’habitants…). Voici donc la vidéo et les deux articles :
Articles.pdf
Sommet Suisse-Japon à Kanazawa.AVI
C’est quand même incroyable, à peine arrivé et j’ai déjà mon nom dans le journal… C’est à croire que c’est un événement exceptionnel que des Suisses viennent apprendre le japonais et travailler au Japon !