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Fred au Pays du Soleil Levant

Kanazawa-jô et Kenrokuen

5 avril 2008

Après avoir bien dormi, nous avons décidé de nous promener un peu dans la ville pour découvrir où nous vivrions durant 3 mois. Nous nous sommes donc rendu dans le parc Kenrokuen qui est, si je ne me trompe, l’un des trois plus grands du Japon. C’est là que se trouve également l’impressionnant château de Kanazawa. Le début du printemps est une période privilégiée au Japon, car c’est à ce moment que les « sakura » (cerisiers) sont en fleur. Les japonais aiment à contempler ces arbres et étendent des bâches sur le sol pour y pique-niquer. Ils ont même un mot pour décrire ça : « Hanami », qui veut dire en gros « contemplation des cerisiers en fleur ». Nous avons vraiment eu de la chance d’arrivée à cette période, car elle ne dure pas beaucoup plus de 2 semaines et ensuite toutes les fleurs tombent.

En allant ensuite au restaurant, nous nous sommes rendu compte encore une fois des habitudes qu’il nous faudra prendre, comme ôter les chaussures à l’entrée, ne pas donner de pourboire et payer en sortant et pas à la table. A ce repas j’ai pu expérimenter un délicieux sashimi (sorte de sushi) au pulpe cru… Je vous laisse imaginé un gros morceau avec la consistance du caoutchouc, impossible à couper avec les dents, avec un goût tout sauf délicieux et qui devient de plus en plus impossible à avaler si l'on s’acharne à le mâcher. Seule solution au final : l’avaler tout rond, ce qui n’était pas facile vu la grosseur du morceau… 
 

       

 


Départ et premières impressions

3-4 avril 2008 

 

C’est à Genève que commence mon voyage vers le Pays du Soleil Levant. Tout comme moi, deux autres ingénieurs fraîchement diplômés de ma classe, Clément et Grégory, ont décidé de partir à l’autre bout du monde pour un stage payé dix fois mois qu’en Suisse, mais dix fois plus enrichissant… Nous nous sommes donc logiquement entendus pour partir ensemble vers Kanazawa où nous étudierons ensemble le japonais durant 3 mois.

Une semaine avant notre départ, l’ouverture du Terminal 5 de British Airways à Londres Heathrow ne s’est pas passée comme prévu. Résutat : quelques 16'000 bagages en rade dans les sous-sols du terminal ! Comme nous étions censés faire escale par ce terminal pour voler ensuite vers Tokyo, ces événements ne nous rassuraient pas spécialement. Retrouver un bagage perdu à Tokyo (un des plus grands aéroports du monde), ce n’est pas la même chose que d’aller le rechercher à Genève Cointrin… Finalement tout c’est arrangé, puisque le matin du départ, British Airways nous a proposé de passer par Frankfurt avec Lufthansa pour être sûrs que nos bagages nous suivent. Le seul bémol fut la coquette somme de 1'169.- que ma carte de crédit a dû régler pour les frais de bagages, la limite de poids chez Lufthansa étant bien inférieure. Espérons que British Airways tienne parole et me rembourse cette somme…

 

Les bagages nous ont donc bien suivi jusqu’à Tokyo… Ouf ! Il ne nous restait plus qu’à traverser le Japon d’est en ouest pour nous rendre à Kanazawa. Le passage par la gare de Shinjuku à Tokyo nous a vite montré à quoi l’on pouvait s’attendre si l’on s’aventure dans ce pays sans connaître la langue. Imaginez une gare de Zürich à la puissance dix (non j’exagère pas, je crois que c’est la plus grande gare du monde), placez là trois petits Suisses avec des connaissances de japonais très limitées, entourez-les d’un flot continu de Japonais, et vous pensez bien que ce ne fut pas facile de s’y retrouver… Il nous a presque fallu une heure en trimbalant nos 50 kg de bagage pour déchiffrer les innombrables panneaux (qu’en japonais bien sûr) pour nous retrouver sur le bon quai !

Si vous êtes étranger en Suisse, que vous venez de l’autre bout du globe, vous vous sentez peut-être en peu différent. Dans tous les cas, cela n’a rien à voir avec ce qu’on ressent lorsqu’on est immergé dans un flot de japonais. Au Japon, il y a 99% de Japonais, 0.8% de Coréens et 0.2% d’autres nationalités (Chinois y compris). C’est là qu’on comprend comment ça fait d’avoir une tête de plus que les autres (merci Grégory pour être encore plus grand que moi) et de ne pas ressembler à tout le monde. Les petits enfants japonais nous regardent même parfois comme si l’on débarquait d’une autre planète ;-)

Après avoir transité par Maibara, où nous sommes parvenu à prendre notre correspondance malgré seulement dix minutes disponible pour trouver notre voie, nous sommes finalement arrivé entiers à Kanazawa le vendredi 4 en fin d’après-midi, après quelques 20 heures de voyage. Nous avons trouvé un petit hôtel non loin de la gare et compensé le décalage horaire avec quelques 15 heures de sommeil…

Arrivée à Kanazawa avec Grégory et Clément